LETTRE DE STOCKHOLM (69)

(de Rostock à Stockholm)

du Samedi 11 Juin au Mardi 21 Juin 2016

Connaissez-vous une horloge astronomique construite une vingtaine d’années avant que Christophe Colomb découvre l’Amérique et en parfait état de marche aujourd’hui ? Sinon rendez vous à Rostock. L’horloge astronomique de l’église Sainte Marie de Rostock est monumentale : onze mètres de hauteur sur quatre mètres de largeur. Construite en 1472 sur le modèle de celle de Danzig (1470), elle fait partie de la famille des horloges des villes hanséatiques de Doberan, Stralsund, Lübeck, Münster, Wismar, Lund et Stendal toutes construites au cours du siècle précédent, Rostock étant à l’époque devenue un membre riche et important de la Hanse.

Une brochure finement écrite de 30 pages est nécessaire pour décrire et interpréter la richesse incroyable de l’iconographie ainsi que des informations astronomiques rassemblées là par le maître Hans Düringer. Nous restons médusés par ce chef d’œuvre du Moyen Age et nous égarons dans la multiplicité des cadrans, des disques, des aiguilles et des icônes.

Ironie de l’histoire : c’est ici en 1806 que Blücher, né dans cette ville, dut se rendre aux troupes napoléoniennes alors qu’il poursuivait le combat après la bataille de Iéna. Il prendra comme nous le savons sa revanche à Waterloo aux côtés de Wellington.

Mettant à profit sa part des milliards de Marks d’investissements déversés par l’Allemagne de l’Ouest à la suite de la réunification, cette ancienne cité du Mecklenburg- Poméranie orientale de l’Allemagne de l’Est a été restaurée et a retrouvé une importante activité que nous observons alors que nous descendons ce Samedi 11 Juin en début d’après-midi, par un temps splendide les 12 milles du fjord qui la relie à la mer. Sur ses rives se pressent chantiers navals, activités portuaires, industrie mécanique, raffineries…

Nous voilà en route pour la Suède. L’après-midi remontée d’une brise de NNE pile sur route qui nous oblige à tirer des bords le long du rail entre la côte danoise et l’île également danoise de Bornholm. L’élégante silhouette du Queen Elizabeth (l’original) nous croise à un peu plus d’un mille. La nuit, qui est maintenant devenue seulement une pénombre (nous sommes à 55° de latitude Nord), le vent tombe et il faut faire appel à regret à la risée Perkins. Dans les eaux danoises un immense champ d’éoliennes se déploie en pleine mer que nous longeons à moins d’un mille. Eckard en dénombre 162 ! Au petit matin la brise rentre de l’Est et permet une belle marche au près tribord amure tout dessus.

17h30. Laissant sur tribord des récifs étendus Balthazar pénètre, après avoir parcouru 180 milles depuis Rostock, par une passe étroite, dérive à demi relevée dans le petit avant port d’un archipel minuscule en granite, sorte de Lavezzi en modèle réduit, que les Suédois appellent Uktipplan. Une passe encore plus étroite qu’il faut bien viser conduit dans un bassin rectangulaire à l’abri du clapot et de la houle, pouvant contenir une dizaine de bateaux. La lumière de cette fin de journée est superbe. Un phare, trois ou quatre maisonnettes peintes en rouge de Falun construites directement sur le granit lisse, raboté par les glaciers de la dernière ère glaciaire, des bruyères, quelques bouquets de fleurs rases et de nombreux oiseaux qui nichent dans cette réserve ornithologique où des passionnés viennent les baguer, Superbe lieu de calme et de paix au creux de cet ancien abri pour les pêcheurs d’autrefois, au large de Kalskrona.

Le lendemain par un beau soleil une jolie brise d’Est permet à Balthazar de filer à l’allure royale du petit largue en route directe sur Kalmar. A 19h15 nous tournons les amarres dans le port de plaisance de cette très ancienne cité.

Dîner à bord puis une courte promenade autour du bassin nous conduit directement à un pub bourré d’écrans de télévision, devinez pourquoi ? Bien sûr les Suédois suivent comme beaucoup d’Européens la coupe d’Europe de football. Ce soir, Lundi 13 Juin, soutenu par une bonne bière pression nous suivons la deuxième mi-temps du match Belgique-Italie. Match serré que remporte finalement l’Italie sur le score étriqué d’un but à zéro. Je vais vous faire ici une confidence : depuis le début de l’Euro nous suivons dans les tripots des ports, au gré de nos pérégrinations, depuis l’ouverture de la coupe par le match France-Roumanie le 9 Juin, suivi sur une terrasse de café de la place du marché de Rostock, certains de ces affrontements. Nicole soupçonne même le capitaine et Eckard d’arranger les escales pour ne pas manquer les matchs des Bleus ou de la Mannschaft.

Le lendemain, journée de repos et de tourisme à Kalmar, une des plus anciennes cités de Suède. Nous allons bien entendu revisiter son château, que nous avions découvert avec Anne-Marie et Philippe (Reboul) à l’occasion du très beau voyage de Marines à travers la Suède en empruntant le Gota Canal il y a une quinzaine d’années. C’est dans ce château puissamment défendu dominant le kalmarsund (détroit de Kalmar entre la très longue île de Ôland et la terre) qu’est célébrée le 20 Juillet 1397, à l’initiative de la reine Marguerite Ier de Danemark, alors l’Etat le plus peuplé et le plus riche de Scandinavie, l’Union de Kalmar. Celle-ci amène la paix pendant quelques dizaine d’années entre les royaume de Norvège, Danemark et Suède avant que ceux-ci ne reprennent leurs luttes incessantes.

Depuis Samedi je n’arrive plus à faire fonctionner ma messagerie SkyFile/Iridium. La liaison phonique fonctionne correctement comme le démontre une conversation avec Anne-Marie, mais les données ne passent pas. Tout semble fonctionner correctement à bord, le câble données reliant le modem Iridium à mon PC, démonté et remonté, ne semble pas en cause, mais toujours la même réponse de connection : « No carrier ». Je profite de l’escale pour appeler Naya (Monaco Telecom) à l’excellente réputation de disponibilité et compétence. Ils m’apprennent qu’effectivement depuis Samedi l’opérateur Iridium a un problème avec les données et est en panne. Ce n’est que Mardi après-midi que la liaison est rétablie. Trois jours de panne d’Iridium je ne l’avais jamais observé depuis la quinzaine d’années que j’utilise ce réseau de satellites indispensable pour les traversées océaniques. Je ne serais pas rassuré de me trouver par exemple entre les Antilles ou les Bermudes et les Açores aveugle pendant 3 jours, sans avoir de cartes météo me permettant d’éviter de me jeter dans la gueule du loup, au cœur d’une grosse dépression. Il y en a qui cognent dur ; neuf voiliers ont été abandonnés au cours de sauvetages dramatiques ou ont disparus dans cette zone au cours des trois dernières années seulement qui ne déterminaient pas leur route en fonction des cartes prévisionnelles météo.

Mercredi 15 Juin. 8h40. Appareillage par temps calme et ciel couvert 6/8. Début de matinée au moteur puis vers 11h45 le ciel s’éclaircit et la petite brise adonne et fraîchit d’Est en s’éloignant de l’île d’Oland qui nous déventait. Superbe journée de voile ensuite par un beau soleil au près bon plein, route au NNE pour atteindre à 70 milles au Nord de Kalmar la petite ville de Vastervik. Vue la cardinale Ouest, vue la bouée verte, identifié le phare, à trouver une bouée rouge, reconnaître ce ramassis d’écueils etc…….L’approche compliquée de la Bla Kustens (Blue Coast) comme la désigne les Suédois requiert beaucoup d’attention pour zigzaguer entre les îles et les récifs innombrables qui affleurent un peu partout. Heureusement les suédois balisent bien les quelques cheminements de cette côte. Mais cette approche délicate dure bien une heure pour arriver dans ce petit port loin de la mer tant les îles l’encerclent sur près d’une dizaine de milles. A 20h nous tournons les amarres dans ce havre de paix. Une digue, coupée par un pont se levant, relie la marina à une charmante petite ville entourée de forêts de sapins. Après avoir suivi dans un pub la deuxième mi-temps de France-Albanie promenade nocturne dans le vieux quartier autour de l’église illuminée qui ne manque pas d’allure entourée par de petites rues pavées bordées de maisons anciennes en bois, à l’éternelle couleur rouge suédois, bien protégées du froid par leurs doubles fenêtres à petits carreaux et du jour par de lourds et confortables rideaux.

La navigation avec la cartographie Navionics sur mon Iphone se passe très bien. Le programme permet en particulier de tracer automatiquement la route optimum pour se rendre d’un mouillage à un autre. Cette fonction qui peut paraître un gadget la plupart du temps se révèle ici très précieuse. Je me souviens des longues soirées passées à la table à cartes de Marines pour tracer la route du lendemain. Le dédale des îles, ilots, récifs, détroits est tel qu’il est nécessaire à partir de cartes très détaillées (sur l’écran de mon Iphone je descends souvent à une échelle de 1 mille, voire par endroit 0,5 mille) d’essayer plusieurs itinéraires dans beaucoup d’endroits pour trouver le bon chemin, faute de quoi on se trouve dans des impasses ou obligé à faire des détours considérables. Le programme fait ces multiples essais de route à toute vitesse (il lui faut quand même typiquement quelques dizaines de secondes pour le faire) et, après vérification directe tout le long de la route proposée qu’il y a toujours au moins 3m d’eau, (dérive basse Balthazar cale 3,6m mais dans les eaux peu profondes je navigue dérive à demi-relevée en calant alors environ 1,8m) notre route est préparée en une dizaine de minutes. Le programme permet de régler le tirant d’eau et le pied de pilote désiré. Il a un défaut, c’est de ne pas tenir compte du tirant d’air pouvant empêcher de passer sous un pont. Une fois il a fallu reprendre le routage pour tenir compte des 25m de tirant d’air réclamés par Balthazar alors que, dans un passage étroit reliant deux îles la route proposée voulait nous faire passer sous un pont qui l’enjambait en ne laissant que 3,5m de tirant d’air.

On reste sidéré du travail de fourmi fait par les hydrographes suédois pour cartographier aussi finement ces archipels incroyables. Dans l’archipel de Stockholm à lui seul on dénombrerait 24000 îles et îlots, sans compter les innombrables récifs et écueils tapis sous l’eau ! Il n’est pas possible que des erreurs ne se soient pas glissées dans ce travail immense et il est prudent de garder un œil sur le sondeur pour vérifier sa cohérence avec la bathymétrie des cartes. Ceci est quelque peu facilité par l’absence de marée. Pour l’instant je n’ai pas détecté d’erreurs significatives mais restons sur nos gardes et ralentissons dans les faibles profondeurs en remontant la dérive à demi.

Le lendemain le temps est passé à la pluie avec un vent de NW force 5. Belle remontée à la voile de la Blue Coast au prés serré après un épisode voiles appuyées au moteur en début de matin alors que la brise ne s’est pas encore bien établie. Au large dans le crachin nous croisons trois patrouilleurs identiques taillant leur route plein pot séparés d’environ un mille de distance chacun. Sur certaines îles des bunkers et des canons à longue portée apparaissent discrètement. Les Suédois, sérieusement armés, restent sur leurs gardes malgré l’éloignement de la guerre froide : l’ours russe n’est pas loin qui s’agite à nouveau.

En s’approchant de la côte les écueils, toujours bien signalés, apparaissent à nouveau. A virer le phare de Fallbadan à environ 6 milles de la côte et emprunter l’alignement lumineux de longue portée qui nous maintient à une distance minimale (souvent moins de 100m) des nombreuses roches encombrant l’approche. Après avoir quitté l’alignement des feux à hauteur de la jolie petite île boisée de Östra Koppärholmen Balthazar embouque un superbe et étroit détroit boisé, Arkosund, entre l’île d’Arkö et la côte très découpée pour arriver dans un endroit magique : quelques pontons sur cette eau devenue lisse, protégés par une jetée se nichent dans un repli de la côte. De belles futaies de sapins laissent apparaître çà et là, en pleine nature, de superbes villas cossues, à l’allure nordique dominant le petit port. Devant chacune un mât élevé porte fièrement au vent, lorsque leurs habitants sont là, le lumineux drapeau suédois, croix jaune sur fond bleu. Autour du port une poignée de petites maisons traditionnelles en bois rouge abritent quelques services. Il est 21h lorsque nous tournons nos amarres. Après un dîner rapide nous allons faire une promenade à travers la forêt sur une petite route à la recherche du village. Il n’y a pas de village. Seul lieu commun un pub en pleine nature permet de réunir à l’occasion d’évènements ou de fêtes les amis et leurs familles. Nous nous dirigeons vers lui mais trouvons la porte close alors qu’à travers les vitres nous apercevons trois personnes suivant un match de l’Euro.

Nous ayant vu un suédois très sympathique vient nous ouvrir et nous accueille en nous offrant des boissons sans accepter d’être payé. Soirée chaleureuse avec ce couple et leur fille sur fond de match de foot.

Nous quittons à regret le lendemain matin, Vendredi 17 Juin, par un beau soleil cet endroit de rêve mais il nous faut être à l’heure pour aller accueillir à Nynashamn Albertine, alias Michèle Guyot, qui vient passer une semaine avec nous dans l’archipel de Stockholm et dans la capitale scandinave. Belle journée de voile en zigzaguant entre les îles et les cailloux de l’archipel qui nous conduit en début d’après-midi dans le port de cette petite ville, port également situé dans un détroit resserré entre l’île de Bedarön et la côte. A notre arrivée des clameurs au bout du ponton attirent notre attention. Evidemment il s’agit de l’Euro. Avec force bières les suédois suivent très excités dans un bistrot sur le port la prestation de son équipe, et de son capitaine le fameux suédois pur sucre Ibrahim Abramovich, opposée à l’Italie. Consternation : la squadra azzura l’emporte 2 à 1 au cours d’un match serré après qu’Ibrahim ait manqué un penalty. A Stockholm nous suivrons dans une brasserie la dernière chance de la Suède de se qualifier pour les huitièmes de finale mais la solide équipe belge l’emportera au cours d’un match haletant. Le lendemain nous mettons à profit une escale pluvieuse pour vaquer tranquillement : grasse matinée, courses, entretien du bateau, ménage, lessives, foot nous occupent. Albertine en forme amène avec elle sa fantaisie, son humour, son intelligence et sa vivacité.

Dimanche 19 Juin. Appareillage à 11h après un solide petit déjeuner. Un plafond de stratus bas mais peu épais s’éclaircit rapidement en gagnant le large. Aujourd’hui nous franchissons le dédale serré d’îles pour rejoindre l’une des plus Sud et des plus sauvages de l’archipel. Huvudskar, puisque tel est son nom, En se dirigeant vers le large les îles se font moins boisées, laissant apparaître le granite brut et lisse. Quelques maisons, un ponton et quelques bouées d’amarrage se nichent là, entre la petite île principale et des îlots qui la protègent du large. Un beau granite fauve, quelques arbres rares, de la bruyère constituent le cadre de ce lieu austère et sauvage. Dans une anse minuscule un petit voilier vient se blottir pour s’abriter de la brise du large : mouillage à la suédoise typique de l’archipel de Stockholm dans ces eaux protégées et sans marée. Le voilier déroule du balcon arrière une sangle plate montée sur un petit tambour ressemblant à une grosse bobine de film en mouillant très court à cause de l’exiguïté du lieu et vient délicatement déposer son étrave sur la roche en faible pente. Un équipier saute à terre et j’entends tout de suite après le son clair et montant en fréquence au fur et à mesure que la lame s’enfonce du solide piton qu’il plante dans une fissure du granite. Un bout à l’avant, reprise de la tension sur la ligne de mouillage arrière et l’amarrage est terminé.

Au mouillage provisoire dans l’étroit passage j’apprécie le caractère sauvage de ce lieu superbe. L’équipage le trouvant un peu trop austère et exposé à la brise réclame un petit port plus accueillant. A déraper l’ancre et à hisser les voiles. Dans la lumière poudrée du couchant qui n’en finit pas dans ces déjà hautes latitudes nous nous faufilons au petit largue, sur une eau plate, dans le silence de la voile à travers le mouchetis d’écueils et d’îlots. Deux heures de voile magique conduisent Balthazar dans le petit port bien abrité de l’île d’Uto. Le site est merveilleux : un étroit ponton en bois, monté sur pilotis, borde la rive où nous accostons. Des pins et sapins le surplombent, d’une roselière sortent des canards et des cygnes, Au bout un pont pour piétons en charpente de bois laisse un étroit passage aux petites embarcations à moteur. Il relie notre petite île à l’île principale d’Uto. Quelques voiliers suédois et allemands sont amarrés là, sur l’autre rive, perpendiculairement au quai. Un peu plus loin le quai principal reçoit régulièrement un ferry desservant l’île. Réserve naturelle des randonneurs et campeurs débarquent du ferry pour aller se perdre dans la nature. Des maisons rouges sont disséminées dans ce lieu magnifique dont une Bakeri, c’est-à-dire une boulangerie. Quel bonheur pour moi de venir le lendemain en pyjama et survêtement dans le silence du petit matin dans une vraie boulangerie fleurant bon le vrai pain de campagne et les vrais croissants. Quel régal de prendre notre petit déjeuner en appréciant cette excellente boulange que nous n’avons pas vu depuis Dunkerque. Cela nous change des pains prédécoupés, dans un étui en plastique, pas forcément mauvais mais un peu insipides que nous trouvons dans les supermarchés. Du coup Albertine y retourne acheter une sorte de gros fraisier qui fera notre dessert du jour.

La journée s’annonce encore belle. Une jolie brise d’un air frais nous emmène au portant sous génois seul vers les approches de Stockholm. Mouillage piquenique pour le déjeuner dans une très belle anse boisée. En fin d’après midi nous mouillons pour passer la nuit dans le site boisé et bien abrité de Saltsjöboden, à une vingtaine de milles seulement de la grande cité scandinave. Nous rejoignons ici des régions plus habitées. A proximité un très grand hôtel abrite une installation de thalassothérapie. A côté des marinas apparaissent.

Mardi 21 Juin. Soleil un peu voilé. Balthazar embouque des défilés très étroits, interdisant à certains endroits le croisement des voiliers heureusement peu nombreux car ce n’est pas encore les grandes vacances ici ni le week-end. Ce cheminement entre les petites falaises de granite couvertes de sapins est superbe. Au fur et à mesure que nous approchons de Stockholm la densité de maisons augmente mais beaucoup se trouvent encore entourées de sapins, un escalier en bois les reliant à un petit ponton où est accosté leur petite vedette ou, moins souvent,leur voilier.

Au bout d’une dizaine de milles de ce cheminement Balthazar débouche sur le chenal principal emprunté par les gros navires, ferries, paquebots de croisière, bateaux de guerre. Stockholm apparaît au loin avec ses flèches d’églises. Vers 13h nous avons la chance de trouver une place au ponton extérieur de la petite marina de Vasahamn, sur l’île de Djurgarden, à deux pas du fameux Vasa, au pied d’une colline boisée où se déploie le Skansen, zoo et musée en plein air retraçant l’histoire de l’habitat et des traditions populaires du peuple suédois et sami. Nous sommes au plus près du centre de la ville, au jour de l’équinoxe. A la fin de cette semaine pendant laquelle nous faisons escale, les fêtes du mid summer marquent pour les suédois l’arrivée des beaux jours et le début des grandes vacances.

Aux parents et ami(e)s qui nous font la gentillesse de s’intéresser à nos aventures nautiques à travers ce carnet de voyages

Pour lire d’autres lettres de Balthazar ou voir des photos et documents visitez le site de Balthazar artimon1.free.fr

Equipage de Balthazar :

- de Rostock à Nynashamn : Jean-Pierre, Eckard et Nicole

- de Nynashamn à Stockholm : Jean-Pierre, Eckard, Nicole et Albertine (Michèle Guyot)